Parcours d’anciens #6

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Parcours d’anciens #6 :

De la MIAGE au commercial : un parcours garanti 100% sans ESC/SupdeCo !

Tout d’abord, le pôle ancien et l’AMB vous adressent leurs meilleurs voeux pour 2012. Une année de changement, de parcours professionnels Miagistes hors des clous et enrichissants, des afterworks et une cohésion Miagiste encore plus forte !

Après cette coupure, voici une 6ème lettre de parcours d’anciens bien chaude par ce temps à ne pas mettre un miagiste dehors.

C’est Florent Chaussade de la promotion 2008 qui nous raconte son parcours très loin des sentiers tracés du devenir Miagiste :  oui la fibre commerciale existe et peut grandir loin des bancs des  écoles de commerces.

Chaussade-florent-2008

Bonjour Florent et merci de nous accorder un peu de ton temps qui a l’air très précieux… Ton parcours a attiré notre attention car tu as eu un chemin différent dès ton Master 1. 

Depuis Septembre 2011, je suis Account Manager chez Wincor Nixdorf (http://www.wincor-
nixdorf.com
) dans la division Retail en charge du compte Carrefour France.

Rattaché au Directeur Commercial Retail, je suis actuellement responsable du développement de
nos ventes auprès du groupe Carrefour France.

Ma démarche commerciale est globale et couvre l’ensemble de nos offres (matériels, logiciels,
intégration de solutions et services), en intégrant les nouveaux enjeux « métiers » de la
Distribution (libre-service, self-scanning, mobilité en magasin, cash management…).

Notre approche est passionnante : partenariat étroit avec nos clients, vente de solutions globales
en mode projet, négociations à très haut niveau, affaires de grandes ampleur (plusieurs millions
d’Euros par contrat).

Pour ce faire, je bénéfice du support de l’ensemble de notre organisation (marketing, avant-
vente, R&D, Directeurs de projets…) et travaille en lien étroit avec nos autres filiales dans le
monde.

Très intéressant Florent, ce n’est pas du tout un parcours de Miagiste comme on a pu connaître. Parle-nous un peu de tes expériences précédentes s’il-te-plait.

En effet, mon parcours se détachait pas mal de celui de mes collègues de promo. J’ai eu, je pense,
la chance de rencontrer de nombreuses personnes au bon moment qui m’ont permis de me
guider.

Avant ce poste actuel, de février 2011 à septembre 2011, j’étais déjà chez Wincor Nixdorf enWincor nixdorf
tant qu’Ingénieur d’Affaires Services dans la division Banking, en charge du groupe BNP Paribas et Crédit Agricole. Dans le cadre de ce poste, j’étais en charge de développer l’offre Services (création business cases, offres, P&L, partenariat, ventes …) en étroite relation avec l’Account Manager.

J’avais précédemment passé 3 ans chez Hewlett-Packard France :

– Février 2010 à Février 2011 au sein de la division PSG grands comptes en tant que Business
Developper Services. (Création des offres de Services + Animation des équipes commerciales)

– Avril 2008 à Janvier 2010 en tant que consultant avant-vente dans la même division avec pour spécialité le secteur public (plus particulièrement les Conseils Généraux & Régionaux). Ma mission se décomposait entre expertise technique, gestion des appels d’offres, et accompagnement client…

Avril 2008? Ton stage de Master 2 a fait office de période d’essai alors?

Non non, en fait c’est mon stage de M1 qui a fait office de période d’essai. J’ai réussi à obtenir une dérogation de la MIAGE pour effectuer un stage de 6 mois en master 1 en guise de période d’essai et pour remplacer mon stage de M2 par un CDI directement. Je précise que j’ai tout de même dû rédiger un mémoire de stage et passer ma soutenance ! On a bien voulu m’aider et être tolérant mais tout en respectant les règles communes.

Etait-ce à cause de l’absence de parcours d’alternance à l’époque? Où HP avait un réel besoin à pourvoir ce poste au plus vite?

Je pense que la MIAGE aurait préféré « légalement » parlant l’option alternance mais elle n’est apparue qu’à la rentrée de septembre 2008. Mais mon manager HP de l’époque a fait preuve de compréhension et de confiance pour permettre ce « deal ».

Et comment passe-t-on de Master 1 MIAGE à un poste d’avant-vente chez l’un des plus gros géant de l’informatique mondial?

La liaison n’est pas évidente en effet, mais mon credo « quand on veut on peut » m’a permis defranchir cet obstacle. En Master 1, le responsable de projet entre la MIAGE de Bordeaux et celle de Nice, Jacques Misselis, un ancien cadre haut placé de chez HP (http://www.misselis.com/), m’a permis d’obtenir un entretien d’embauche chez HP.

Ensuite j’ai eu la confiance de mon manager chez HP, qui m’a permis de progresser durant 4 ans
afin de répondre aux exigences de l’entreprise.

Concernant M. Misselis, nous avons travaillé ensemble durant tout un semestre et on a pas mal sympathisé. Je lui avais parlé de mes expériences antérieures chez PC City, et de mon souhait de continuer vers un métier avec un relationnel omniprésent.

En résumé, j’ai réussi car j’ai été bien accompagné bien conseillé et bien cadré. D’où l’utilité des réseaux professionnels.

[Jacques Misselis était consultant entreprise à la conférence des directeurs de MAGE de France,
et pilotait les JNM 2008 de Bordeaux et le projet Bordeaux – Nice – Il organise aussi le congrès mondial du web 2012 ]

Et avant la MIAGE, qu’as tu fais ?

J’ai commencé la MIAGE en 2006 directement en Master 1. Je venais tout juste d’obtenir ma Licence Informatique à Bordeaux 1 également. J’ai eu un bac S bien avant.

Pourquoi avoir choisi la MIAGE après ta Licence?

Après un premier diplôme en informatique, je souhaitais me rapprocher du monde professionnel
avec une formation reconnue sur le marché du travail. Le taux de recrutement en sortie
d’école pour la MIAGE m’a conforté dans le choix de cette voie.

[En 2008, le diplôme MIAGE jouissait d’une notoriété telle que les taux d’insertion professionnelle
frôlaient les 100% et que les salaires à l’embauche étaient encore comparables à ceux des
grandes écoles.]

Il y a aussi le contenu de formation qui m’attirait particulièrement (Gestion, Finance,
Communication) et qui a fini par me persuader que la MIAGE était la meilleure voie pour moi.

Quel était selon toi ton profil de Miagiste? Plus informaticien ou gestionnaire?

Je pense qu’il n’y a pas de profil type, c’est ce qui fait l’intérêt de cette formation.

J’étais d’avantage attiré par la technique. Mais je ne pourrais pas me définir dans une catégorie particulière. J’avais un bon niveau général (parmi le top 10 de ma promotion).

Certains enseignants/chercheurs m’ont particulièrement marqué et donc joué dans l’orientation de ma carrière :

– Frédéric Pourtier m’a fait découvrir & apprécier la finance/compta. J’utilise nombre de notions dans mon métier actuel (CAPEX, OPEX, Bilan, consolidation…).

– Arnaud Pêcher et Christophe Maillet ont su me redonner goût aux matières informatiques que j’avais déjà découvertes en Licence Info. J’ai toujours entretenu un bon relationnel avec eux.

– Le franc parler de M. Maillet m’aura marqué également. Il a su me donner les bases du relationnel dans le monde professionnel.

Enfin, l’apprentissage de la PNL (programmation neuro Linguistique) me sert encore aujourd’hui lors de mes différents rendez-vous clients.

Le diplôme MIAGE a-t-il joué à ta première embauche du coup?

Dur à dire, car mes stages furent l’occasion d’obtenir ma première embauche, et je ne suis pas sûr que cet aspect ait été très regardé à l’époque. Cependant aujourd’hui il est clair que ce diplôme est connu et reconnu sur le marché du travail.

Dans mon cas, je pense que mon réseau et mes rencontres furent encore plus décisifs (M. Misselis, mon manager
chez HP, M. Maillet …)

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir ce métier précisément, au point de quitter Bordeaux pour la Capitale?

Je suis un touche-à-tout, c’était un tremplin à ne pas manquer. Une expérience hors du commun m’attendait, pleine de relationnel, de challenge, un esprit d’équipe et un leadership à exacerber et à exercer. Et puis cela a commencé par un stage, donc prise de risque faible au départ , ça ne devait être que pour 6 mois …

Et niveau salaire à l’embauche, étais-tu satisfait?

A l’époque, j’avais eu une proposition à la hauteur de mes espérances pour quitter la région bordelaise (40K€ annuels brut). Cela répondait à mes aspirations de sortie d’école. Ensuite chaque évolution professionnelle fût l’occasion d’adapter ma rémunération à mes responsabilités.

Souvent calomniés, les commerciaux ne sont pas très bien vus en général dans les métiers de l’informatique. Peux-tu nous montrer la face cachée du métier de commercial?

Il faut savoir qu’un commercial fait de grosses journées de 10-12h par jour. Il doit composer entre pressions interne et externe, objectifs, responsabilités etc. Un gros contrat de perdu, ce sont des collaborateurs au chômage technique ou pire licenciés.

Donc oui, l’image du commercial à la « Jean-Claude Convenant » relève du cliché.

Il y a tout de même de bons côtés dans ce métier :

  • L’autonomie et les responsabilités qui amènent à l’accomplissement de soi.
  • Le relationnel et le changement qui demande une adaptation perpétuelle à son environnement, au client etc…
  • La rémunération (il ne faut pas se leurrer non plus 😉 )
  • La confiance installée dans les relations de longues durées avec les clients grands comptes

Peux-tu dresser un bilan avec quelques conseils pour les jeunes et futurs diplômés?

Les débouchés en MIAGE peuvent être très différents des croyances populaires!

La SSII n’est pas la voie tracée du Miagiste!

Chacun est différent et a sa vision du travail d’équipe. Il faut tout faire pour parvenir à faire ce qu’on aime, tenter de surmonter les barrières (dérogations, opportunités, réseau de contacts, réseau d’anciens). Sans être pour autant carriériste, j’ai réussi à tracer un parcours souvent réservé aux diplômés d’écoles de commerce.

Le ratio [frais d’inscription université / frais d’école de commerce]% parle de lui-même ! 🙂

Accepter d’affronter Paris était déjà une grande concession pour moi, l’enfant du sud-ouest. C’est uniquement en faisant ce qu’on aime qu’on parvient à s’épanouir dans son travail.

Et puis vu l’âge de la retraite à venir, mieux vaut se faire plaisir au travail !

Merci Florent pour ce témoignage très intéressant! On te souhaite toujours autant d’épanouissement dans ton métier.